Arnaud Théval, jeune photographe nantais, a pu disposer d'un laboratoire photographique, d'un atelier et d'une aide financière à la réalisation de certaines œuvres.

Après un premier travail consacré à la figure humaine sous la forme de l'ombre portée, travail qui mettait déjà en scène les déplacements du corps dans l'espace urbain, Arnaud Théval pratique aujourd'hui une photographie où l'image du corps est utilisée hors de toute considération liée au portrait individuel ou à l'analyse sociale. Les foules, les groupes et les individus photographiés dans les lieux de grand passage produisent l'image d'une hu-manité que l'artiste isole de son contexte, détruisant ainsi toute anecdote pour se consacrer à la pure gestuelle d'une communauté, qui oscille entre le caractère propre des individus (visages, attitudes, singularités) et le caractère commun de leur présence. Singularité quelconque qui refuse à la fois les illusions de l'individualité et les réductions du collectif. L'œuvre se concrétise par la réalisation d'images de grand format où les figures se détachent sur un fond blanc, après une intervention numérique.

Un projet original a fait l'objet d'une installation sur l'espace Launay Violette du site de Nantes, projet reposant sur une prise de vues qui implique physiquement les personnels travaillant sur le site. C'est la première fois qu'une résidence d'artiste à l'IUFM permet une telle interaction, les sujets mémos de la photographie devenant, dans un second temps, ses spectateurs. (Plus d'information sur cette "reconstitution" dans le document ci-contre)

Fiche réalisée par Bruno Nourry